contact@la-recherche-du-savoir.fr

Une structure circulaire dans le verset du Marchepied (“Âyatou-l-Kourssî”)

Une structure circulaire dans le verset du Marchepied (“Âyatou-l-Kourssî”)

Le verset du Marchepied (āyatou-l-Kourssī – sourate 2, verset 255) est connu pour être la création la plus « grandiose »[1]. Voici le texte arabe et sa traduction :

“Verset du Marchepied”, parfois aussi appelé “Verset du Piédestal” ou (à tort semble-t-il) “Verset du Trône”

On observe ici une structure circulaire :

La partie 1 s’accorde avec la partie 9 : chacune de ces séquences comporte deux noms d’Allah : Al-Hayyou, Al-Qayyoūm (le Vivant, le Subsistant par Lui-même), d’une part, et Al-‛Aliyyou, Al-‛Azīm (le Très-Haut, le Très-Grand) d’autre part.

La partie 2 s’accorde avec la partie 8 : Allah n’est pas touché par la somnolence et encore moins par le sommeil, tandis qu’Il n’est pas éprouvé ni fatigué par le maintien de Sa création.

La partie 3 s’accorde avec la partie 7 : ces deux séquences évoquent les cieux et la terre.

La partie 4 s’accorde avec la partie 6 : nul ne peut intercéder sauf par Sa permission, et nul ne peut acquérir de savoir sauf par Son vouloir (à la fin de ces deux séquences, on observe une formulation similaire en arabe : illā bi-iznihi / illā bi-mā chā’a).

La partie 5 opère comme transition : il est question de ce qui est « entre les mains » et ce qui est « derrière ». C’est le centre du verset. Ce passage est parfois traduit par : « Il sait ce qu’ils ont devant eux et ce qu’ils ont derrière eux »[2]. Cette phrase fait un raccord entre le début et la fin du verset. Il se dresse comme un miroir au milieu du passage.

Ce verset est donc construit de façon circulaire, et s’insère dans une sourate elle-même construite en cercles concentrés.

Il représente une vraie prouesse stylistique qui sied parfaitement à cette glorification d’Allah.

Si vous êtes intéressé(e) par ces aspects singuliers du Coran, nous vous invitons à découvrir notre livre “Miracles et signes divins dans le Coran” :


[1] Parole prophétique rapportée par le compagnon Ibn Mas‛oūd dans le recueil d’At-Tirmīzī. D’autres traditions vantent les mérites de ce verset.

[2] Notamment la célèbre traduction de Muhammad Hamidoullah


Suivre et partager :
error

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *