contact@la-recherche-du-savoir.fr

Le palindrome de la sourate 36

Le palindrome de la sourate 36

« Le soleil ne peut rattraper la lune, ni la nuit ne doit devancer le jour, et chacun nage dans une orbite. »

Coran, sourate 36, « Yā-Sīn », verset 40

Dans ce verset, il est question des astres qui « voguent », « flottent », « évoluent (en rotation) » [yasbahoūn : يَسۡبَحُون] dans une « orbite » [falakin : فَلَكٍ].

Les mots soulignés dans le verset ci-dessus, se lisent ainsi : « wa koul-loun fī falakin yasbahoūn » (littéralement : « et chacun dans une orbite, nage »).

Voici la séquence prise isolément :

كُلٌّ فِى فَلَكٍ          

Le passage sélectionné veut dire « chacun dans une orbite » (« koul-loun fī falakin »).

Dans cette séquence :

La première lettre est ﮐ [kaf], la dernière est ك [kaf] ;

La deuxième lettre est ل [lam], l’avant-dernière est ل [lam] ;

La troisième lettre est ف [fa], l’avant-dernière est ف [fa] ;

La quatrième lettre, qui fait la jonction des deux parties, est le ي [ya].

La forme différente des lettres (exemple pour le « kaf ») s’explique par leur positionnement dans le mot : en début de mot, la forme de la lettre (ﮐ) sera différente de celle en fin de mot (ك). C’est une spécificité de la langue arabe : la forme de la lettre change selon sa place (en début, milieu, ou fin du mot)

Voici la tournure de phrase particulière au verset : ce passage peut se lire dans les deux sens (de droite à gauche, ou de gauche à droite), comme on le voit ci-dessous.

Cette figure linguistique se nomme « palindrome » (groupe de mots qu’on peut lire dans les deux sens).

Ici, les lettres gravitent autour du ف, ce qui forme donc un palindrome, tandis que le verset parle justement de rotation, d’orbite. Ces deux caractéristiques rendent ce verset doublement original.

Notons qu’en islam, le mouvement de rotation revient fréquemment ; ainsi, à certains moments de la prière, on bouge le doigt de façon circulaire, et lors du pèlerinage, on tourne autour de la Ka‛bah (temple d’Ibrāhīm voué à Allah, situé à la Mecque).

Ce passage illustre la grande beauté du Coran, et rappelle un autre palindrome, celui de la sourate 74.

Si vous êtes intéressé(e) par ces aspects singuliers du Coran, nous vous invitons à découvrir notre livre “Miracles et signes divins dans le Coran” :

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *