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Les deux cœurs dans le ventre

Les deux cœurs dans le ventre

« Allah n’a pas placé à l’homme deux cœurs dans sa poitrine (…)»

Coran, sourate 33, « Al-Ahzāb » (Les coalisés), verset 4

Dans ce verset, une image est exposée : « Allah n’a pas placé à l’homme [li-radjouline : لِرَجُلٍ] deux cœurs [qalbayni : قَلْبَيْنِ] dans sa poitrine [djaoufihi : جَوْفِهِ] ».

D’après l’exégèse, ce verset est « descendu » pour abolir une règle coutumière de l’époque, qui voulait qu’un enfant adopté soit assimilé à un enfant biologique (vis-à-vis de l’adoptant). L’idée exprimée ici est que l’enfant adoptif ne peut pas avoir deux pères, tout comme l’homme ne peut avoir deux cœurs.

Le mot جَوْفِهِ‌ [djaoūfihi] utilisé dans le verset

Dans ce verset, le mot جَوْفِهِ‌ [djaoūfihi] utilisé ici ne désigne pas seulement la poitrine : il évoque le ventre au sens large.

Ce mot peut aussi être utilisé pour désigner le cœur, au sens figuré : رَجُلٌ مَجُوفٌ [radjouloun madjoūfoun] signifie « homme sans cœur ».

C’est le mot صَدر [sadr] qui désigne la poitrine (buste) au sens strict, et on le retrouve dans d’autres passages du Coran (notamment dans la 114ème et dernière sourate :صُدُورِ  [soudoūri], signifiant « (les) poitrines »).

Le mot رَجُلٍ [radjouline] désigne l’homme mâle uniquement, à l’exclusion des femmes. Le mot ناس [nāss], qui signifie « homme » dans son sens général (humains, gens), n’a pas été utilisé ici. Ce mot ناس [nāss] est d’ailleurs lui aussi inclus dans la 114ème et dernière sourate (صُدُورِ ٱلنَّاسِ [soudouri-n-nāss], soit « (les) poitrines des gens »).


L’homme ne peut avoir deux cœurs dans le même ventre… la femme, si

Ces détails, qui semblent anodins, ont en réalité leur importance. En effet, lorsqu’une femme devient enceinte, elle porte alors, dans son ventre, un être qui sera doté d’un cœur. Deux cœurs cohabiteront donc dans un seul et même ventre. Or, si le mot  ناس[nāss], incluant l’homme et la femme, avait été utilisé à la place du mot رَجُلٍۢ [radjouline], il y aurait eu une contradiction par rapport au sens littéral du verset. En effet, d’un point de vue biologique, l’homme ne peut développer deux cœurs en lui-même, mais la femme peut abriter un deuxième cœur dans son ventre, lorsqu’elle attend un bébé.

Cette précision linguistique illustre la précision du récit coranique, exact dans le fond comme dans la forme.

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