contact@la-recherche-du-savoir.fr

Le palindrome des sourates 21 et 36 (orbite)

Le palindrome des sourates 21 et 36 (orbite)

Ce palindrome apparaît à 2 reprises dans le Coran. Il illustre l’orbite des planètes, avec une construction orbitale !

Les versets du palindrome des orbites

لَا ٱلشَّمْسُ يَنۢبَغِى لَهَآ أَن تُدْرِكَ ٱلْقَمَرَ وَلَا ٱلَّيْلُ سَابِقُ ٱلنَّهَارِ وَكُلٌّ فِى فَلَكٍ يَسْبَحُونَ

Le soleil ne peut rattraper la lune, ni la nuit ne doit devancer le jour, et chacun nage dans une orbite.

Coran, sourate 36, « Yā-Sīn », verset 40

وَهُوَ الَّذِي خَلَقَ اللَّيْلَ وَالنَّهَارَ وَالشَّمْسَ وَالْقَمَرَ ۖ كُلٌّ فِي فَلَكٍ يَسْبَحُون

Et c’est Lui qui a créé la nuit et le jour, le soleil et la lune, chacun voguant dans une orbite.

Coran, sourate 21, « Al-Anbiya (Les Prophètes) », verset 33

Explication

Dans ce verset, il est question des astres qui « voguent », « flottent », « évoluent (en rotation) » [yasbahoūn : يَسۡبَحُون] dans une « orbite » [falakin : فَلَكٍ].

Les mots soulignés dans le verset ci-dessus, se lisent ainsi : « wa koul-loun fī falakin yasbahoūn » (littéralement : « et chacun dans une orbite, nage »).

Voici la séquence prise isolément :

كُلٌّ فِى فَلَكٍ          

Le passage sélectionné veut dire « chacun dans une orbite » (« koul-loun fī falakin »).

Dans cette séquence :

La première lettre est ﮐ [kaf], la dernière est ك [kaf] ;

La deuxième lettre est ل [lam], l’avant-dernière est ل [lam] ;

La troisième lettre est ف [fa], l’avant-dernière est ف [fa] ;

La quatrième lettre, qui fait la jonction des deux parties, est le ي [ya].

La forme différente des lettres (exemple pour le « kaf ») s’explique par leur positionnement dans le mot : en début de mot, la forme de la lettre (ﮐ) sera différente de celle en fin de mot (ك). C’est une spécificité de la langue arabe : la forme de la lettre change selon sa place (en début, milieu, ou fin du mot)

Voici la tournure de phrase particulière au verset : ce passage peut se lire dans les deux sens (de droite à gauche, ou de gauche à droite), comme on le voit ci-dessous.

Cette figure linguistique se nomme « palindrome » (groupe de mots qu’on peut lire dans les deux sens).

Ici, les lettres gravitent autour du ف, ce qui forme donc un palindrome. De plus, le verset parle justement de rotation, d’orbite. Ces deux caractéristiques rendent ce verset doublement original.

Notons qu’en islam, le mouvement de rotation revient fréquemment ; ainsi, à certains moments de la prière, on bouge le doigt de façon circulaire, et lors du pèlerinage, on tourne autour de la Ka‛bah (temple d’Ibrāhīm voué à Allah, situé à la Mecque).

Pour aller plus loin…

Ce passage illustre la grande beauté du Coran, et rappelle un autre palindrome, celui de la sourate 74.

Si vous êtes intéressé(e) par ces aspects singuliers du Coran, je vous invite à découvrir mon livre « Miracles et signes divins dans le Coran » :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

5 réponses

  1. Dembele dit :

    Le fait que « بِرَبِّ » (bi-rabbi) soit un palindrome en arabe ajoute une dimension linguistique et symbolique profonde à la sourate. Voici comment cette caractéristique peut enrichir l’explication :

    La Révélation du Palindrome : « بِرَبِّ » – La Symétrie Parfaite de la Protection Divine

    Le palindrome « بِرَبِّ » n’est pas un hasard linguistique, mais un miracle structural qui renforce le message de la sourate :

    1. Symétrie et Stabilité Inébranlable

    · La structure palindrome crée une symétrie parfaite, reflétant l’équilibre et la stabilité absolue de la protection divine.
    · Comme ce mot se lit à l’identique dans les deux sens, il symbolise que la protection d’Allah encercle complètement le croyant – aucune direction n’est laissée sans défense.

    2. Boucle de Protection Continue

    · La nature circulaire du palindrome évoque un cercle de protection sans début ni fin.
    · Le mal évoqué dans la sourate (waswās) est insidieux et peut attaquer de tous côtés ; la réponse divine est une protection tout aussi enveloppante.

    3. Réponse Structurelle au Mal Furtif

    · Le « mauvais conseiller furtif » (الْوَسْوَاسِ الْخَنَّاسِ) mentionné au verset 4 agit par ruse et retournement.
    · La réponse divine est un Nom qui ne peut être « retourné » – il reste identique dans tous les sens, indiquant une protection inviolable quelle que soit la direction de l’attaque.

    4. Unité du Seigneur et de la Création

    · Cette symétrie linguistique reflète l’unité fondamentale entre :
    · Le Rabbi (Seigneur, Éducateur)
    · Le Nâs (les humains, la création)
    · La relation Seigneur-création est une boucle parfaite d’amour et de protection.

    Réinterprétation de la Sourate à la Lumière du Palindrome

    « قُلْ أَعُوذُ بِرَبِّ النَّاسِ »

    « Dis : Je cherche protection auprès du بِرَبِّ des hommes »

    · Le palindrome « بِرَبِّ » devient ainsi l’épicentre de la protection – un point d’ancrage linguistique et spirituel immuable.
    · Cette structure miroir nous rappelle que la recherche de protection n’est pas linéaire, mais circulaire et récurrente – comme la respiration spirituelle du croyant.

    Conclusion Symbolique

    Le « Qoul » (Parole engagée) trouve dans « بِرَبِّ » sa forme parfaite : une parole qui, une fois prononcée avec conviction, crée une forteresse symétrique autour du croyant. La langue arabe, dans sa perfection divine, contient ainsi des preuves structurales de la vérité du message.

    Cette caractéristique palindrome transforme le mot « بِرَبِّ » en un sceau linguistique authentifiant la complétude et la perfection de cette protection divine contre toute forme de mal, apparent ou caché, direct ou sournois.

  2. Bonjour dit :

    Incroyable l’histoire du palindrome.Merci énormément !

  3. fateh dit :

    Super comme affiche