contact@la-recherche-du-savoir.fr

Karma Sutra, par Steve de Trans-Formations : mon avis

Karma Sutra, par Steve de Trans-Formations : mon avis

Dans son ouvrage publié fin mars 2019 (environ 150 pages), Steve ‘Abdelkarim nous livre des fragments de vie ainsi que 20 conseils pour nous aider à aller de l’avant et « transformer notre vie ».

Ce livre est effectivement motivant même si on peut noter quelques bémols. Voici mon analyse, sur le fond et sur la forme.

Sur la forme :

Avec un titre pareil, l’auteur ne pouvait que faire une forte impression ! Tout le monde aura compris la référence. Hélas, ce titre pourra repousser certaines personnes et susciter l’étonnement de votre entourage…

À titre personnel, je pense qu’un autre titre aurait été bienvenu, et je ne suis pas le seul à le penser.

Autre remarque : l’ouvrage recèle un peu trop de fautes d’orthographe. C’est dommage car le style est intéressant voire très prenant à certains endroits. Cela dénote toutefois un manque de sérieux de la part de l’auteur. Comment peut-on prêcher le dépassement de soi et fournir, à côté, un travail plein de fautes ?

Sur le fond : des histoires prenantes, des leçons de vie pertinentes, des idées questionnables

– Le « Karma », concept fourre-tout

Défini comme « terme universel (…) dans lequel tout le monde peut mettre ce qu’il y souhaite, de sacré ou de profane, tant que ça lui parle » (p. 20), le « karma » renvoie à cette notion qu’on récolte ce qu’on sème, en bien ou en mal. Cette conception peut sembler intéressante car elle peut avoir son écho chez chacun d’entre nous. Toutefois, je pense que cette appellation est impropre pour une personne qui croit en Dieu, et en particulier pour un musulman.

Parler du karma en ne voulant faire passer le message au maximum du monde et en évitant la question de Dieu, c’est à mon sens comme mettre son doigt devant le soleil pour le cacher. Je trouve très, très dommage que Dieu (Allah) n’ait pas eu plus de place dans ce livre. Cela aurait donné davantage de profondeur au récit et aux leçons de vie livrées par l’auteur. C’est pour moi la faille majeure de cet ouvrage, si l’auteur se revendique bien croyant.

– Accomplir sa légende personnelle, unique obligation des Hommes ?

– Plus contestable encore, la règle karma n° 13, qui dispose : « Accomplir sa légende personnelle est la seule et unique obligation des Hommes ». Ces propos m’ont désagréablement surpris. En effet, le musulman doit être conscient que sa véritable obligation sur Terre est d’adorer son Créateur : Allah. En effet, Allah dit dans le Coran :

(sourate 51, verset 56)

Accomplir sa « légende personnelle » paraît assez vague, surtout pour une personne qui ne sait pas vraiment quoi faire de sa vie. Certains ne savent pas où aller, d’autres n’ont même pas le luxe de faire ce choix (vivant par exemple une vie contrainte par d’autres). Est-ce pour autant qu’ils vont rater leur vie ?

Ce raisonnement me paraît très réducteur, limité au matérialisme et à l’action pure, au détriment du spirituel et de la contemplation.

À titre personnel, je changerais cette règle en écrivant : « Adorer Dieu en Lui vouant un culte exclusif, et faire les bonnes œuvres est l’obligation des êtres humains ».

Réduire l’homme à cette soi-disant « unique » obligation me paraît dangereux.

– Se lever tôt : oui mais…

À quoi bon se lever tôt, si on se traîne toute la journée ?

« Se lever tôt, même si cela doit passer par se rouler par terre pour sortir du lit, c’est la porte ouverte vers une journée bien remplie et réussie. Je ne l’invente pas, c’est notre corps qui le dit » (p. 73) : l’auteur cite ici les hormones produites le matin qui permettent de se réveiller (en incluant étonnamment la mélatonine, alors qu’il devrait plutôt s’agir du cortisol). Il est tout à fait vrai que se lever tôt le matin est une très bonne chose à faire. Néanmoins, lorsqu’on est en manque de sommeil (c’est le cas de la majorité des gens), voire en gros manque de sommeil (si on doit se « rouler par terre » pour sortir du lit c’est qu’on est à ce stade), alors je conseillerais plutôt de bien dormir.

Connaissez-vous vraiment les dangers du manque de sommeil ? Perturbations hormonales, baisse de la testostérone, risques de prise de poids… plus de détails dans cet article : Les effets négatifs du manque de sommeil (prouvés par la science)

Il me semble contre-productif de se lever tôt si on manque de sommeil. Les impacts négatifs sur la santé d’un manque de sommeil sont nombreux, de plus vous risquez de ne pas fournir un travail efficace à cause de la fatigue. D’ailleurs, l’auteur ne fournit aucune étude à l’appui de ses assertions.

À titre personnel, il m’est préférable de faire une grasse matinée pour être en forme, en travaillant moins de temps mais plus efficacement. Sur le long terme, il me paraît dangereux d’écourter mes nuits et de trop tirer sur la corde.

– Une vision à mon goût trop manichéenne

On retrouve encore trop, selon moi, cette vision « gagnants » et « perdants ». Notre religion doit au contraire nous aider à prendre du recul vis-à-vis de cette conception directement issue du matérialisme moderniste dans lequel nous vivons.

Certes, je souscris totalement à la vision de l’auteur, lorsqu’il veut que les hommes exploitent leur plein potentiel. Hélas, on retombe sur les travers de notre époque, visant à catégoriser les individus en winners et losers, vision qui m’apparaît contestable.  

Ces propos m’ont fait penser au hadith rapporté par Abou Hourayrah, concernant le bébé parlant dans son berceau :

Alors qu’un enfant tétait le sein de sa mère, voilà que passa un cavalier à la fière allure, monté sur un beau cheval. Sa mère dit : « Seigneur Allah ! Fais que mon fils soit comme lui ! » L’enfant quitta le sein et se retourna vers le cavalier. Il le regarda et dit : « Seigneur Allah ! Fais que je ne sois pas comme lui ! » Il retourna ensuite au sein et se remit à téter -il me semble encore voir le Messager d’Allah (paix et bénédiction sur lui) tétant son propre doigt pour imiter l’enfant- puis il ajouta : « Ils passèrent devant une jeune fille que les gens battaient en lui disant : « Tu as forniqué, tu as volé ! » et elle se contentait de leur dire : « Allah me suffit pour ma défense et quel bon défenseur ! » Sa mère dit : « Seigneur Allah ! Fais que mon fils ne soit pas comme elle ! » L’enfant s’arrêta de téter, regarda la jeune fille et dit : « Seigneur Allah ! Fais que je sois comme elle ! » C’est alors qu’il y eut entre lui et sa mère cette discussion. Sa mère lui dit : « II est passé un homme à la belle apparence et j’ai dit : « Seigneur Allah ! Fais que mon fils soit comme lui ! et tu as dit : « Seigneur Allah ! Fais que je ne sois pas comme lui !». Puis des gens passèrent avec cette jeune fille qu’ils frappaient en lui disant : «Tu as forniqué, tu as volé ! ». J’ai alors dit : « Seigneur Allah ! Fais que mon fils ne soit pas comme elle ! » et tu as dit : « Seigneur Allah ! Fais que je sois comme elle ! ». Il répondit : « Cet homme était un tyran et c’est pourquoi j’ai dit : « Seigneur Allah ! Fais que je ne sois pas comme lui ! » Quant à cette jeune fille, ils lui disaient : « Tu as forniqué » sans qu’elle n’ait jamais forniqué et lui disaient : « Tu as volé » sans qu’elle n’ait jamais volé. C’est pourquoi j’ai dit : « Seigneur Allah ! Fais que je sois comme elle ! »

Parole prophétique du prophète Mouhammad (paix et bénédiction sur lui), d’après Anas ibn Malik, rapportée par Mouslim et Al-Boukhari

En définitive, il me paraît discutable de juger avec notre esprit étroit qui fait partie des gagnants et des perdants. Un « raté » peut très bien être aimé d’Allah, alors qu’un « winner » peut être détesté de Lui. C’est la nuance que j’apporterais aux propos de l’auteur.

Points positifs :

Le prix modique

Il est très appréciable que l’auteur ait commercialisé le livre à prix coûtant (ou presque). Nul doute que cela aidera nombre de personnes à se bouger et à mieux exploiter leur potentiel, d’autant que certaines règles partagées par l’auteur son tout à fait pertinentes. [Edit septembre 2019 : le prix a augmenté depuis, ayant presque doublé…]

Faire les causes et ne pas prendre trop à cœur les échecs.

On ne peut pas sauver tout le monde, tout gérer, atteindre tous nos objectifs.

Nous faisons ce qu’il est en notre possible. Si nous avons échoué, inutile de s’apitoyer outre mesure.

Pour le reste, dommage que l’auteur ait éludé l’aspect divin : nous faisons les causes ET nous laissons l’affaire à Allah. Je regrette aussi que l’auteur n’ait pas abordé l’aspect prédestination : notre destin est déjà écrit. Cela nous aide à accepter le passé (d’où la parole prophétique tirée du recueil de Mouslim : « Sois attentif à tout ce qui t’est utile et demande l’aide d’Allâh, mais ne baisse pas les bras. Si un malheur te touche, ne dis pas : « Ah ! Si j’avais fait ceci ou cela » Mais dis plutôt : « C’est Allâh qui m’a prédestiné cela et ce qu’Il a voulu est arrivé. » [qadar Allah wa mâ shâ’a fa’al] car l’emploi de « Si » par regret ouvre les portes aux œuvres du diable.»)

Ce rappel est très intéressant, surtout mis en perspective avec l’anecdote rapportée par Steve.

Certains ne sont pas mûrs pour accueillir le message

Steve ‘Abdelkarim utilise l’image d’une pomme pas encore mûre. Si vous la cueillez trop tôt, elle sera immangeable. Or, il aurait suffi d’attendre un peu pour cueillir le fruit mûr.

Pour les gens, c’est pareil. Peut-être que vous souhaitez changer quelqu’un dans votre famille, ou qu’un de vos proches s’améliore. Mais si la personne n’a pas ce désir de changer, de grandir, c’est peine perdue.

Ceci est un bon rappel, notamment pour ceux faisant de la da’wah (appel à l’adoration d’Allah). Il faut effectivement faire preuve de patience.

Le mentor doit souhaiter que son élève le dépasse

Cette maxime de Steve Abdelkarim est très profonde, et résume bien le travail de l’enseignant. J’apprécie cette vision généreuse.

 – « La douleur de la discipline ou la facilité de la distraction »

Pour moi, une des meilleures punchlines de l’auteur. Elle est une grande composante du message de son livre. Idem pour cette phrase rapportée de Mohammed Ali : J’ai détesté chaque minute d’entraînement mais je me disais : « N’abandonne pas. Souffre maintenant et vis le reste de ta vie comme un champion ».

Conclusion

Au-delà, les anecdotes et les phrases de l’auteur font effet : le livre reste assez agréable à lire et un bon rappel pour qui est déjà initié au développement personnel.

Néanmoins, au-delà de l’effet « kiss cool » du livre, rafraîchissant et motivant, on a du mal à avoir des méthodes concrètes. Peut-être n’est-ce pas le but : la lecture de ce livre peut ouvrir vers le suivi de formations proposées par l’auteur (et je ne vois pas le mal en cela, bien que leur prix puisse paraître prohibitif).

En outre, il est extrêmement dommage que le message ne soit pas davantage transcendant (spirituel) et qu’il reste trop « terrestre » (temporel). Accomplir de grandes choses est excellent, mais notons que le Paradis ne sera pas peuplé « que » de gens ayant fait des choses extraordinaires. Ainsi, il y aura beaucoup de pauvres et de gens déclassés. Pourtant aux yeux de beaucoup d’occidentaux modernes, ils auront été sur terre des « losers » ou des « perdants ». À l’inverse, des personnes ayant réalisé de grands accomplissements sur Terre auront une vie triste dans l’au-delà, pour n’avoir pas cru ni suivi les enseignements divins.

Le travail de l’auteur reste donc piégé dans le concret, le tangible et le mesurable, avec une petite dose spirituelle (la notion de « karma »). Or cette notion de karma est largement insuffisante pour qui veut récolter le succès ici-bas et dans l’au-delà : la fondation d’une vie réussie doit s’appuyer sur la croyance en Allah, notre Seigneur et Créateur. Sans cela, notre oeuvre ne sera pas agréée, aussi belle fût-elle.

مَّثَلُ ٱلَّذِينَ كَفَرُوا۟ بِرَبِّهِمْ ۖ أَعْمَٰلُهُمْ كَرَمَادٍ ٱشْتَدَّتْ بِهِ ٱلرِّيحُ فِى يَوْمٍ عَاصِفٍۢ ۖ لَّا يَقْدِرُونَ مِمَّا كَسَبُوا۟ عَلَىٰ شَىْءٍۢ ۚ ذَٰلِكَ هُوَ ٱلضَّلَٰلُ ٱلْبَعِيدُ
« Les œuvres de ceux qui ont mécru en leur Seigneur sont comparables à de la cendre violemment frappée par le vent, dans un jour de tempête. Ils ne tireront aucun profit de ce qu’ils ont acquis. C’est cela l’égarement profond.  » (Coran, sourate 14, verset 18).

[EDIT DÉCEMBRE 2019 :] Après longue réflexion (la lecture du livre remonte déjà à plusieurs mois), je déconseille plutôt la lecture de cet ouvrage. Il est vrai que le livre a un aspect motivant, avec certaines anecdotes percutantes. Toutefois, avoir mis de côté (idéologiquement parlant) l’islam, Allah et Son Messager, paraît une grande erreur. En voulant brasser large, on se permet d’abaisser la parole d’Allah et de Ses prophètes, avec tout ce qu’elle nous a appris. Or, les enseignements de notre bien-aimé prophète Mouhammad صلى الله عليه و سلم auraient très bien pu être utilisés dans le livre (voire reformulés). Ce dernier nous a donné, par la grâce d’Allah, beaucoup de clés de lecture pour bien vivre et mener une vie réussie.

Malheureusement, ces enseignements sont absents. Si l’auteur ne souhaitait pas donner de connotation islamique trop forte à son ouvrage (ce qui peut se comprendre), il aurait pu au moins insister sur des notions telles que l’importance des bonnes actions ou du jugement dernier… Hélas, on reste encore trop dans l’optique du succès mondain, avec bien peu de transcendance et d’évocation de notre futur, après la mort (c’est pourtant cela dont il devrait être question, avant toute autre chose).

En définitive, nous avons une liste de « leçons » assez intéressante au premier abord, mais qui laisse un arrière-goût désagréable. Procurez-vous le livre si vous souhaitez un petit « boost« , un supplément de motivation. Sinon, passez votre chemin.

Si vous êtes intéressé par le développement personnel, nous vous conseillons plutôt les livres « Renouvelle ta vie » (écrit par Mohammed al-Ghazali), « La personnalité du musulman » / « La personnalité de la musulmane » (Al-Sayed Ahmed Al-Hachimi), ou encore « Ne sois pas triste » (Aidh El-Qarni). Bien que moins « tendance », ces ouvrages sont beaucoup plus solides et se basent sur les meilleures des sagesses (le Coran et la Sounnah).

Chaque fois le Prophète (صلى الله عليه وسلم) s’asseyait quelque part, récitait le Coran ou accomplissait une prière, il terminait par ces paroles : « Gloire, pureté et louange à Toi, Ô Seigneur ! J’atteste que nulle divinité n’est digne d’être adorée en dehors de Toi, j’implore Ton pardon et je me repens à Toi. »

Rapporté par At Tirmidhi 3433 – Abou Dawud 4859 – An-Nassâ’i (397) Ahmad (24486)

سُبْحـانَكَ اللّهُـمَّ وَبِحَمدِك، أَشْهَـدُ أَنْ لا إِلهَ إِلاّ أَنْتَ أَسْتَغْفِرُكَ وَأَتوبُ إِلَـيْك

Et Allah est plus savant en toutes choses.

15 réponses

  1. Abdourazak dit :

    Thank you very much

  2. Fbou dit :

    Merci pour ton retour sur cette lecture. Tu prends du recul avec intelligence.

    Néanmoins, je pense que tu te voiles la face sur l’auteur, et ce malgré tes conclusions. Steve semble peut-être une personne agréable mais il n’est en aucun cas un véritable expert des thématiques qu’il aborde. Il ne se base sur aucun fait scientifique (du moins il ne cite pas ses sources), tient des propos extrêmes et fait miroiter un brillant avenir à celui qui le « veut ».

    En somme, il est comme tous ces gourous du développement personnel qui abreuvent la populace de rêves et espoirs de richesse sans jamais donner d’outils concrets, efficaces, rapidement fonctionnels.

    D’ailleurs tu as précisé le nombre de fautes d’orthographe : qu’est ce que ça dit du travail de la personne à ton avis ? 150 pauvres pages à relire… Il faut à un moment donner se réveiller et cesser de glorifier des individus, qui sous couvert de foi islamique (et encore ce n’est pas le cas ici et le pourquoi est évident), te vendent des formations à des mille et des cents.

    Le savoir, celui qui invite au changement, est caché. Il faut soulever toute la saloperie de développement personnel, issue de l’américanisme poussé à l’extrême qui n’accorde de valeur qu’à une seule chose : l’argent.

    En tant que musulman et surtout en tant qu’humain, il nous faut rechercher ce qui crée la reliance entre les gens et donc l’amour. C’est certes beaucoup moins sexy que la richesse mais créer de l’amour dans son existence n’exclut pas la quête de réalisation professionnelle.

    Pour ce faire, il faut lire Edgard Morin !

    Bien à toi,

    • Abdessalam dit :

      Salâm, effectivement je trouve que cette vision est très juste. J’ai rédigé ce compte-rendu peu après ma lecture. Mais plus j’avance, et plus j’éprouve une certaine rancœur contre ces personnes qui s’érigent, volens nolens, comme des modèles pour leurs suiveurs. Hélas l’idéologie qu’ils défendent ne met pas assez en avant les valeurs islamiques, pourtant les plus saines, pour privilégier le matérialisme sous tous ses aspects (la lecture de X livres en un temps record peut aussi en être une forme). On est bien dans le « règne de la quantité » dont parlait René Guénon.

      La sournoiserie du système est qu’en étant prétendument hors idéologie, on en défend quand même une. Le fait de « brasser large » en parlant par exemple de karma, en adoptant un langage qui parle à tous, c’est aussi en quelque sorte valider l’idéologie mondialiste qui englobe tout et nivelle les croyances. Or nous savons que l’islam doit avoir la main haute.

      La course à l’argent joue effectivement, mais je ne sais pas s’il s’agit du moteur principal.

      Le livre évoque toutefois quelques règles de vie, et je pense qu’il donne tout de même certaines stratégies et des pistes pour s’améliorer, dans ses formations. Je ne pense pas qu’il faille être aussi catégorique. Néanmoins, dans le fond, c’est un peu moisi et malsain, je trouve. On reste dans une idéologie très capitaliste.
      La dernière intervention de Steve Abdelkarim à Beur FM, où il s’entretenait avec Jacques Attali, a confirmé mes craintes…

      Bien à toi, que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur toi

      • Massika dit :

        Salam,
        Je souhaite vous partager mon point de vue, étant donné la notoriété de l’auteur je pense que ses intentions sont bonnes néanmoins elle ne sont pas à prendre à la lettre. Il est possible qu’il évoque des propos peu fiable et que l’on ressent un détachement par rapport à la religion notamment dans ses textes mais aussi dans le titre de l’ouvrage ce qu’il faut savoir c’est que cette personne est probablement en quête de sa propre idéologie et généralisé ses idée de façon plutôt athée pour s’ouvrir à un grand public et permettre également à son porte monnaie de se garnir également. Je pense que par rapport au manque de respect évoqué envers Allah, ce n’est pas à nous de jugée le fond de sa personne mais je pense qu’il devrais dans ce cas là ne pas l’évoquer du tout afin de préserver l’honneur et le privilège de se revendiquer musulman. Je pense tout simplement que sa stratégie marketing est à son image finalement provocatrice et perplexe. Tant que cela anime la foule et le porte monnaie cela lui convient j’imagine. Sur ce merci pour toute votre réflexion très constructive. La conscience n’a pas de prix.

  3. Abdullah dit :

    Assalamou alaykoum je suis surpris que vous recommandiez de lire un livre truffé de mécréance et de manque de respect envers Allah (qu’il ne nomme pas mais qui rentre dans sa définition ouverte de karma)
    Craignez Allah ce genre de personnes et ceux qui le suivent et l’imitent sont occupés à éloigner les gens de l’Islam et de nos enseignements pour les remplacer par les enseignements puisés de Paolo Coelo, les bouddistes, les références américaines parmi les mécréants du développement personnel. J’ai vu une vidéo de lui en direct sur bfm radio intitulé: les 17 clés du bien être. A 25 minutes il dit : » l ‘univers envoie des signes  » or en tant que musulman on sait que c’est Allah qui envoie des signes à Ses créatures et non pas la nature à 26 minutes 30 secondes il compare Allah à un disc jockey !!!!! à 33minutes et 43 secondes il dit de ne pas juger les chiites qui se flagellent jusqu’au sang !!! Et à partir de la 36 ème minute il donne le cas de gens en couple sans dire que c’est illicite…ce personnnage se prétend musulman et dans son bouquin karma sutra il dit clairement à la règle n°13 je cite: « Accomplir sa légende personnelle est la seule et unique obligation des Hommes » !!!!!
    Or la seule et unique obligation pour les HOMMES c’est d’adorer Allah sans rien Lui associer, c’est la raison de notre création. ce type est un charlatan qui a d’énormes lacunes dans la croyances et propage la mécréance et bcp de musulmans le suivent. Il ne fait aucunement référence à la religion à laquelle il prétend apaprtenir mais qu’à des mécréants qui seraient capables de donner les clés du bonheur à l’être humain ! Craignez Allah et mettez en garde contre tous ces gens qui se prétendent gourou vers le bonheur en appelant à une autre voie que l’Islam

    • Abdessalam dit :

      Salâm wa rahmatoullah, merci pour ce message. Effectivement j’ai parlé des défauts de ce livre dans mon article, et de l’égarement concernant la légende personnelle. Je ne voulais pas faire d’attaque directe envers le personnage, ne le connaissant pas bien. Mais effectivement vous avez bien raison dans le fond. Je vais revoir mon article. Bâraka Allahou fik

  4. Oumzaki dit :

    Salam alayekoum baraka Allahou fikoum très bon éclairage malheureusement je n’ai pas trouvé d’autre critique du livre et de la méthode mais hamdoullileh grace à Allah j’ai lu votre analyse et celle des commentaires et ça m’a ouvert les yeux il y ‘avait des choses qui me gênait les mêmes notées par vous ça fait un peu gourou surtout dont la façon où il “ nous amène à nous dire oui il faut investir en soi payer ça vaut le coup…”même si on a pas d’argent. Pour être un gagnant qu’allAh nous guide et nous pardonne
    Ps :le livre de change ta vie (ghazali) est un très bon ouvrage et vidéos livres de de rateb Nabulsi excellent booster
    Omar ablkafi

    • Abdessalam Lippold dit :

      Wa ‘aleykoum salâm wa rahmatoullah wa barakatouh.
      Wa fik bâraka Allah.
      En soi c’est vrai qu’il faut investir et que les formations ça aide ! Si on met de côté l’aspect financier (qui est important), avec des manœuvres commerciales pas toujours appréciables, moi je lui reproche surtout, surtout, le fait qu’il ne parle pas de dînn, ni d’Allah, ni du messager d’Allah (paix et bénédiction sur lui). C’est très dommage et d’autant plus qu’il a une grande audience…
      L’idéologie diffusée me paraît malsaine, il n’est jamais question de lecture du Coran et on met trop l’accent sur des choses « quantifiables » (ce qui est un des stigmates du matérialisme ambiant).
      La « spiritualité » développée dans le livre se veut vaguement musulmane mais on dirait un syncrétisme qui veut satisfaire tout le monde… mais cela me paraît vain, et ce n’est pas ce qui nous est demandé.
      Inchâ Allah kheir, il faut de tout pour faire un monde.
      Merci pour la référence à Ratib Nabulsi, je ne connaissais pas.
      Qu’Allah nous guide et nous assiste. Salâm

      • S H dit :

        As salamou ‘alaykoum.

        Barakallahou fik pour vos commentaire et analye détaillées .

        Souhaitant me faire un avis sur l’efficacité du développement personnel, je suis tombé sur les vidéos du frère Abdelkarim puis, de fil en aiguille, sur vos commentaires à vous. Je précise donc que je ne pose nullement en supporter d’un quelconque camps.

        Néanmoins, vos commentaires ne manquent pas de susciter en moi 2 questions auxquelles j’aimerais que vous apportiez une réponse :

        – reprochant à l’auteur de ne pas faire aucune mention claire et explicite d’Allah et de son Messager (saws), dans quelle mesure vous inspirez-vous d’auteurs ou intellectuels non-musulmans (si c’est le cas) ?

        – vous êtes vous-même auteur d’ouvrage(s), conférencier et certainement impliqué dans d’autres initiatives à des fins de da’wa. Ne pensez-vous pas qu’un discours plus « universel »,
        faisant davantage référence aux valeurs généralement partagées et admises comme positives, dans l’Islam comme dans toute autre religion, par croyants et non-croyants, serait plus conforme aux préceptes de notre religion qui se veut une miséricorde pour l’Humanité toute entière ? Peut-on, selon vous, « prêcher » par le Coran et la Sounna à autre que des musulmans déjà adhérents au message de l’Islam ?

        Barakallahou fik par avance pour votre réponse.

        • Abdessalam Lippold dit :

          Wa ‘aleykoum salâm wa rahmatoullahi wa barakatouh,

          Merci pour votre réaction et vos questions intéressantes. J’ai réfléchi à vos interrogations qui sont tout à fait pertinentes.

          – Pour le premier point, je pense qu’il est important de puiser à toutes les sources. D’après moi, il faut être comme l’abeille qui butine toutes fleurs, pourvu qu’il y ait quelque chose à récolter. On nous apprend d’ailleurs dans les ahadith que même Sheytan peut dire des vérités bonnes à prendre (concernant la récitation d’Ayatou-l-Koursî). Il faut évidemment faire preuve d’une grande vigilance et s’assurer de la crédibilité de celui qui rapporte l’information. Mais dans tout le savoir mondain, je prends sans problème la savoir des gens qualifiés, peu importe leur religion. Dans le savoir religieux en revanche, il faut être extrêmement prudent.

          – Pour le second point, il est clair d’après moi qu’il faut « brosser large » pour pouvoir attirer davantage de personnes à la religion de vérité. Ainsi, j’essaye moi-même de ne me pas me catégoriser trop vite dans la catégorie des musulmans convaincus de leur bon droit, attitude qui peut être repoussante vis-à-vis des non-musulmans. Ainsi, il faut savoir être diplomate mais toujours avoir en tête le message final (adoration de Dieu, accomplissement du bien), en ayant comme préoccupation de vouloir écarter les gens du Feu, conformément à la posture du prophète (paix et bénédiction sur lui)

          Or ce que je reproche à Steve Abdelkarim, c’est que l’équation religieuse « authentique » rentre très peu dans la ligne de mire. En lisant « Karma Sutra », on observe très bien ce syncrétisme qui s’opère, avec aucune spiritualité réelle qui n’émerge. Certes, il y a le terme vague de « karma » qui est utilisé, et qui peut au final correspondre à la spiritualité abrahamique, néanmoins je trouve le succès tel que décrit dans le livre est quelque chose de trop matériel, de quantifiable, et surtout de très individuel et peu transcendant (vis-à-vis des conséquences dans l’au-delà de nos actes).
          Ainsi, je pense qu’on devrait a minima faire ressortir une spiritualité monothéiste, avec la notion d’un Dieu (plus ou moins présente dans l’ouvrage) et d’un Jour du Jugement (pas évoquée il me semble). Or, l’action se concentre essentiellement sur la vie terrestre, en occultant l’impact sur notre vie dans l’au-delà. Le succès semble se mesurer ici-bas. Pourtant, comme je l’ai noté dans l’article, beaucoup de « losers » ou même de gens qui n’arrivent pas à se bouger, auront sans doute une meilleure place auprès d’Allah que certains qui connaissent le succès ici-bas, car c’est la piété qui les différenciera (même si on peut très bien être pieux et avoir une bonne vie dans la dounya).

          Si on applique ce que vous suggérez, j’aurais écrit « L’unique obligation de l’homme est d’être un serviteur de Dieu et de faire le bien ». Ici, aucune référence à l’islam, pourtant cela rejoint bien notre croyance (en plus de celles d’autres religions). Or, on lit dans « Karma Sutra » : « Accomplir sa légende personnelle est la seule et unique obligation de l’Homme ». Késako ? Ce n’est pas ce que j’ai appris du Coran et de la sounnah… Et cela peut en outre être culpabilisant pour une personne qui a une vie pourrie et n’arrive pas à en sortir. Etant aussi noté que cette vie est faite d’épreuves et qu’il ne faut pas s’attendre à toujours réussir ce qu’on entreprend. Ainsi, moi-même quand j’étais non-musulman, j’ai moi-même cherché un sens à ma vie et ma « légende personnelle » de façon vaine. Or, le musulman sait qu’il a été créé pour adorer Allah. Toutes ses actions sont un prolongement de ce postulat fondamental (de fait, toutes sortes d’actes dans la vie d’ici-bas se rattachent à cet objectif, comme s’occuper de sa famille, travailler, etc., lorsque cela est fait avec la bonne intention)

          Un discours plus « universel » est effectivement bienvenu, et si la personne est sincère et a l’islam dans son cœur, cela transparaît dans le discours. Mais dans le livre, je trouve cela assez peu présent, hormis en de rares occasions. Néanmoins, je ne dresse pas de conclusion hâtive sur le personnage, étant noté que nous évoluons (ou involuons) tous dans notre foi. Mais il est clair que pour prêcher l’islam, il est tout à fait pertinent de partir sur les points communs avec l’autre partie, pour l’amener sur son rivage.

          Il faut donc de la souplesse et de la cohérence dans le discours. Hélas, je trouve que le livre Karma Sutra manque de nuance (avec des phrases chocs qui ne semblent souffrir d’aucune contestation), et d’un manque de transcendance (avec une concentration presque exclusive sur la vie terrestre et les conséquences de nos actes ici-bas uniquement). Ça drague beaucoup dans le lectorat musulman mais honnêtement, c’est très fragile religieusement parlant, et les autres livres que j’ai cités dans l’article (comme « Ne sois pas triste ») me semblent beaucoup plus solides sous tous les aspects : ils mettent en parallèle des conseils très pertinents avec des versets du Coran et des paroles prophétiques, et quand bien même ces textes islamiques n’étaient pas présents, ils resteraient des livres pleins de bons conseils (ce qui n’est pas forcément le cas de « Karma Sutra »).

          J’espère que vous aurez pu trouver des réponses à vos questions. N’hésitez pas à poursuivre le raisonnement si ça ne vous paraît pas clair.

          Wa fik bâraka Allah et qu’Allah vous préserve

          Frédéric Abdessalam

          • S H dit :

            As salamou ‘alaykoum

            Barakallahou fik pour le temps accordé à votre réponse détaillée, qui m’éclaire davantage sur votre position et me réconforte.

            J’ai simplement une dernière interrogation que je souhaiterais vous soumettre, et vous me permettrez d’être totalement franc, n’étant animé d’aucun sentiment négatif à votre égard, bien au contraire.

            A la lecture de certains commentaires, j’ai la nette impression que le frère Abdelkarim est jugé comme s’il s’agissait d’un prédicateur musulman. Un genre d’imam. Certes, et pour reprendre en partie votre expression, ça attire (ou « drague », je n’ai pas d’éléments pour le dire) beaucoup le lectorat musulman, mais cela justifie t-il qu’on lui oppose une comparison avec d’illustres auteurs musulmans ?
            En des termes plus explicites, que l’on trouve le livre médiocre me paraît tout à fait envisageable. Mais lorsque des commentaires, desquels vous ne vous distanciez pas suffisamment à mon goût, pointent du doigt un charlatanisme voire une sorte de malhonnêteté intellectuelle, là, je trouve que ça va trop loin.

            Si on doit « juger » les intentions, la volonté de Steeve est, à mon sens, avant tout de faire partager ses connaissances en matière de développement personnel (avec un style de communication qui lui est propre, et dont je conçois qu’il rebute). En dehors de cela, il est simplement un musulman cheminant vers Allah, comme tant d’autres, et qui ne mérite ni d’être jugé comme une quelconque autorité religieuse, ni d’être comparé à ces dernières.

            Ma question est donc la suivante : une critique du livre, d’accord. Mais pourquoi une critique nécessairement sous angle religieux, alors qu’il ne s’agit pas là de l’objet de l’ouvrage ? Je pose la question en toute sincérité, n’ayant pas lu le livre à ce jour, et compte beaucoup sur votre réponse pour m’éclairer.

            Vous souhaitant un mois de Ramadan plein de bienfaits et sous la miséricorde d’Allah.

            Qu’Allah vous préserve ainsi que les vôtres.

            S. H.

          • Abdessalam Lippold dit :

            Wa ‘aleykoum salâm wa rahmatoullah.

            Je comprends ce que vous voulez dire.

            Le problème c’est que ce livre peut aussi être considéré comme un « guide », qui permet d’orienter ses actions. Ce que je veux dire, c’est qu’il ne se limite pas à des conseils sur la productivité, l’efficacité, la gestion du temps. On y voit aussi une approche plus philosophique, qui dépeint un peu la vie en mode survie, où il faut travailler dur pour avancer et savoir renoncer aux plaisirs immédiats pour le long terme (et je suis d’accord avec ça).

            Néanmoins, je trouve qu’on rate le coche : à mon goût, l’approche des choses se veut trop matérialiste, trop quantifiable, même si parfois il y a quand même des sujets plus aboutis vis-à-vis de l’engagement, sur l’aide des autres… Quand on lit le livre, il est très peu question d’au-delà ou d’actions qui dépassent cette vie terrestre (en tout cas c’est comme ça que je l’ai ressenti). Or, pour moi, on ne peut prétendre enseigner comment vivre sa vie au mieux, sans évoquer ces questions pointues. En fait, je trouve qu’il y a assez peu de profondeur dans l’ouvrage, on reste très terre-à-terre sans donner d’envergure à l’enseignement. D’ailleurs c’est l’impression que j’ai eue en écoutant nombre d’émissions sur BeurFM et sur sa chaîne YouTube.

            Voilà, moi je ressens un certain malaise par rapport à ça et je ne suis pas le seul. Je ne dresse aucune conclusion sur l’homme, mais je trouve l’ouvrage assez cru et brut, avec une méthodologie assez éloignée de celle du prophète (paix et bénédiction sur lui) au final. Après, chacun ses impressions, je peux me tromper.

            En espérant que ça vous ait été utile ! Je vous invite à vous procurer l’ouvrage et à me partager vos impressions, ça m’intéresse.

            Amin, et qu’Allah vous préservé également, vous offre le meilleur des deux mondes et vous accorde un excellent mois de Ramadan.

            Frédéric ‘Abd Es-Salam

  5. S H dit :

    As salamou ‘alaykoum

    Je n’y manquerai pas, sachant que j’accorde ma priorité à d’autres livres pour le moment.

    Au plaisir d’échanger avec vous et merci pour votre temps. Qu’Allah vous récompense du meilleur.

  6. Akhoukoum dit :

    Salamou aleykoum

    Qu Allah le guide et nous guide

    Restons sur le jugement de l’acte plus que de la personne, ce que vous faite assez bien dans votre article, d’autant plus que nous ne connaissons pas son intention.

    Comme beaucoup de monde je l’ai suivi au début et je regarde encore parfois ses vidéos et il est claire que certaines de ces paroles et idées sont dangereuses. Il y’a du bon à prendre également de lui comme de n’importe qui, car sur certains points on ne peut nier qu’il est fort. Par rapport à ce qui a été dit je rajouterai que si vous n’avez pas étudier la 3aqida évitez de le suivre pour vous préserver.

    J ai voulu depuis un moment me lancer en tant que formateur dans le domaine du développement personnel car en réalité c’est profitable ā tout musulman SI et seulement si c’est encadré Religieusement.
    Je ne l’ai pas encore fait car j’ai longtemps réfléchis à la question suivante « dois-je y intégrer l’aspect religieux ou non ? » Car j’avais des amis et collègues non croyants que je voulais aider également, Et par la grâce d Allah j’ai eu ma réponse (en analysant justement la problématique que nous exposons actuellement) J donc pour ma part je dirais que oui il faut absolument intégrer cet aspect et à 200% pour 2 raisons : tout d’abord parce que donner des outils à une personne sans lui rappeler que c’est Allah qui donne à qui il veut et que c’est lui qui détient tout, c’est comme omettre de dire que pour faire avancer une voiture il faut de l essence.
    Et la deuxième raison est que je ne voulais pas être coupable d’avoir aidē une personne à mécroire pour atteindre son objectif car en Pnl, on nous dit clairement que toute croyance qui nous empêche d’avancer ici bas est à supprimer, sauf qu Allah nous restreint pour notre bien, et parfois ce que l’on veut peut être clairement interdit. Prenons comme exemple une sœur qui avait quitter son voile pour chanter à New York après avoir fait du développement personnel.

    La raison de notre création a très bien été rappelēe plus haut donc gardons cet objectif en tête et prenons notre part dans cette vie d’ici bas.

    Je suis persuadé que l’on peut joindre l’utile à l’agréable, et être plus performant ça permet 2 choses :
    1) être plus utile pour les autres : proposer un travail de meilleur qualité ou gagner plus d’argent du fait qu’on est plus qualifié (donc augmenter nos sadaqa)
    2) gagner en rapidité peut nous permettre de gagner du temps ce qui peut nous permettre d’adorer encore plus Allah

    En conclusion je dirais que le développement personnel est un outil à double tranchant mais bien utilisé il peut être un très bon levier

    Barak Allahou fikoum pour vos partages qui seront d’une grande utilité pour beaucoup de personnes

    • Abdessalam Lippold dit :

      Wa ‘aleykoum salâm wa rahmatoullahi wa barakâtouh,

      Amin. Wa fik barâka Allah.

      Merci pour ce commentaire très juste ! Je partage tout à fait votre opinion.

      Non seulement l’aspect religieux est abordé en marge du livre, mais en plus certains aspects s’éloignent de la croyance authentique. Ce que je reproche à l’auteur, c’est de n’avoir pas choisi au moins une voie intermédiaire : l’attention est d’après moi, un peu trop mise sur le terrestre et le quantifiable. Or, en tant que croyant, nous savons que cela ne se borne pas à ça.

      Bien plus, comme vous le soulignez, certaines limitations sont pour notre bien. Ainsi, notre religion nous impose des limites, des barrières, qui permettent en réalité notre épanouissement. Plus encore, cela s’accompagne d’une vision plus profonde des choses : le faible ne l’est peut-être pas tant que ça, le méprisé a peut-être les faveurs d’Allah, le « loser » est peut-être très aimé auprès de notre Créateur à l’inverse d’un « winner », quand bien même il aurait les aspects d’une bonne personne extérieurement.

      Je vous encourage dans cette voie du « développement personnel », qui a trop souffert du matérialisme et de l’individualisme. Il est temps de lui redonner plus de profondeur. De toute manière, l’islam est déjà en soi un développement personnel.

      On peut trouver un équilibre en parlant de Dieu et de certaines valeurs partagées par les religions abrahamiques, sans que cela repousse les gens (sauf ceux qui ont déjà de gros a prioris, ce sont généralement ceux qui ont le cœur assez fermé de toute façon). Parler du développement personnel sans aborder la question spirituelle, c’est effectivement dangereux et peut conduire à l’égarement, en nous rendant accro à « At-Takâthour » (qu’on peut traduire par : la course au « plus », et non « la course aux richesses » comme cela est improprement traduit). Plus de biens, plus d’abonnés, plus d’amis, plus de voyages, plus de…
      On risque de perdre la qualité au détriment de la quantité. D’ailleurs, c’est bien une illustration frappante du « règne de la quantité » présente dans notre monde moderne (cf. René Guénon)

      Concernant la PNL, j’ai certaines appréhensions, ça me paraît assez dogmatique sous certains aspects. De plus, certains ayant suivi un cursus PNL m’apparaissent parfois manquer de spontanéité. C’est ce que j’ai remarqué à plusieurs reprises.

      En tout cas je suis d’accord avec vos remarques, j’ajouterais un 3ème point : être plus performant peut aussi être un biais pour générer davantage de revenus, si possible passifs, qui pourront nous libérer de certaines restrictions (on pourra choisir un travail avec moins d’heures, nous permettant de prier)… Donc davantage d’argent signifie plus de sadaqat, mais aussi plus d’indépendance, et c’est ce que nous devons viser en tant que musulman, surtout dans une société qui tente de nous maintenir prisonniers.

      Wa Allahou a’lem.

      Bonne continuation à vous ! Qu’Allah vous aide dans vos projets, vous donne la bonne niya, et vous accorde le meilleur des deux mondes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

435 vues